Tanguy Ravé
21 ans
Habite à Arras (62)
Sa formation : Brevet professionnel « Charpentier bois »
Son futur métier : Charpentier
Son point faible : « Je préfère ne pas donner d’avantages à mes adversaires en donnant mon point faible. »
Son point fort : « La passion qui est en moi. Le travail du bois, c’est une affaire de famille. »
Son ambition pour les Olympiades des métiers : « J’espère gagner… Comme tout le monde, non ? »

Pourquoi j’ai choisi… la charpente

Le travail du bois, c’est une vraie histoire de famille. Mon père est charpentier-couvreur. Avant lui, son père, mon grand-père donc, a été ébéniste toute sa vie. J’ai naturellement suivi la voie.

Pendant mon enfance, je m’amusais à jouer avec le bois, à bricoler dans l’atelier de mon père. Le plaisir de toucher des essences, de les travailler et de les tailler est devenu une vraie passion.

Ma formation

Le jour où j’ai décidé de me former à la charpente, j’ai suivi une formation spécifique qui a débouché sur un bac pro « Technicien constructeur bois ». Deux ans plus tard, j’ai décoché un brevet professionnel « Charpentier bois ».

Comme pour beaucoup de métiers manuels, rien ne vaut l’expérience pour acquérir les techniques et le tour de main nécessaire. C’est pourquoi j’ai choisi de continuer ma formation avec les Compagnons du Tour de France. Il me reste 3, 4 ans pour être à mon top niveau.

Mon futur métier

Charpentier. Mon but ultime est de reprendre l’entreprise de mon père et de mon grand-père, située entre l’Orne et la Mayenne.

Pour être vraiment prêt, je suivrai certainement une mention complémentaire en gestion : il faut mettre toutes les chances de son côté pour réussir.

Ma participation aux Olympiades des métiers

Il y a quelque chose d’unique dans cette compétition, dans cette opportunité de se mesurer aux meilleurs de France, issus de chacune des régions, et de la même tranche d’âge. J’aime vraiment l’idée de me surpasser, de tailler et de lever un sujet de charpente complexe, réalisé dans les règles de l’art et dans un temps fixé. Un charpentier est plus habitué à intervenir sur des chantiers, pour des particuliers ou lors de restaurations de patrimoine. Là, c’est différent. Et ça me plaît.

Pour départager les candidats lors des Olympiades, la finale « Charpente » est assez technique. Les délais sont courts, il faut être très efficace pendant 18 heures. Pour ajouter un peu de piment, les jurés peuvent changer 30% du sujet final le jour de l’épreuve ! C’est un beau challenge.

Mon ambition pour les finales nationales

J’espère gagner… Comme tout le monde, non ? Ce qui est clair, c’est que les heures d’entraînement feront la différence. Voilà pourquoi je m’entraîne tous les jours à Arras, avec les machines que j’utiliserai à Caen lors des finales nationales des Olympiades. Je serai prêt.

Pour en savoir plus

Charpente : quelles formations, quels débouchés, quels salaires ? Réponses ici.