Membre de l’équipe des Hauts-de-France des métiers et finaliste dans la catégorie « Chaudronnerie », Thomas Devos livre ses impressions et sa détermination à quelques semaines des finales nationales des Olympiades des métiers.

Thomas Devos
21 ans
Habite à Compiègne (60)
Sa formation : BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle
Son futur métier : Ferronnier-chaudronnier
Son point faible : « Parfois, avec la pression, je peux m’énerver. Mais j’y travaille… »
Son point fort : « L’expérience de la compétition. Je retente les Olympiades des métiers pour gagner. »
Son ambition pour les Olympiades des métiers : « Me qualifier pour la compétition mondiale WorldSkills ! »

 

Pourquoi j’ai choisi… la chaudronnerie

La chaudronnerie, comme l’industrie ça m’a pris vraiment par hasard. Je cherchais un stage de découverte, en 3e, et j’ai atterri dans une entreprise de chaudronnerie, MTO Concept. Pendant cinq jours, le patron m’a fait confiance et j’ai pu toucher à tout : le pliage, le roulage, le perçage, la soudure… tout ! C’est simple, j’ai eu le coup de foudre pour le métier, pour l’ambiance de travail… Au bout d’une semaine, j’avais trouvé ma voie !

Ma formation

Après le collège, j’ai intégré Promeo Formation, à Compiègne, en apprentissage. J’ai eu mon CAP, puis mon bac pro. Aujourd’hui, je suis aujourd’hui en dernière année de BTS « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle », en alternance. J’aimerais intégrer une école d’ingénieurs à la rentrée prochaine. Et vous savez qui est mon employeur depuis le tout début ? Le même qu’en 3e, MTO Concept !

Mon futur métier

Chaudronnier. C’est un métier noble, qui demande une habileté technique pour travailler tous types de métaux. Le problème, c’est que c’est aussi un métier délaissé, qui n’attire plus les jeunes, parce qu’il est très complexe et exigeant. Mais c’est ça qui me plaît ! Quand j’ai commencé ma formation, j’avais aussi envie de montrer que je pouvais être jeune et avoir le courage de choisir un métier différent des autres.

D’ici cinq ans, j’aimerais être entrepreneur, à mon compte et dans les Hauts-de-France, spécialisé dans la ferronnerie-chaudronnerie. Mon but est de créer pour des clients des meubles, des portails et des chefs-d’œuvre unique. C’est un vrai défi, qui va me demander un engagement maximal. Mais, comme pour les Olympiades des métiers, je suis prêt.

Mon meilleur souvenir des Olympiades des métiers

Le jour où je suis devenu champion des Hauts-de-France pour la deuxième fois. J’ai ressenti une vraie satisfaction, une fierté. Les Olympiades me permettent d’apprendre sur moi-même : je suis plus calme qu’avant, plus réfléchi, plus rigoureux. Je me suis surtout rendu que compte qu’une première expérience de la pression des finales nationales, de l’attente du public, des espoirs de la famille et des amis, c’était un atout de taille par rapport aux autres concurrents.

En fait, ma victoire est double : j’ai remporté les sélections, et j’ai conquis le jury. Une jurée, qui avait déjà jugé mon travail il y a deux ans lors des précédentes sélections, m’a dit que je semblais beaucoup plus posé et que j’étais définitivement un autre homme. La compétition, ça a du bon !

Mon pire souvenir des Olympiades

J’en ai deux. D’abord, le jour où je n’ai pas pu concourir ! C’était en 2014, et j’étais trop jeune, ils ont préféré un autre candidat. J’ai dû retenter ma chance, deux ans plus tard. J’ai tout donné et j’ai gagné les sélections régionales.

Le deuxième souvenir à effacer : le deuxième jour des finales nationales, à Bordeaux. Tout allait bien jusque là, et puis j’ai commis une erreur, un soudure ma réalisée qui m’a coûté la médaille d’or. La tuile! Je suis reparti de Bordeaux avec un médaillon d’excellence, et un sacré esprit de revanche. Maintenant que je suis de nouveau dans l’équipe des Hauts-de-France des métiers, je veux faire mieux et revenir, j’espère, avec une médaille d’or autour du cou.

Mon ambition pour les finales nationales

J’essaierai d’être le meilleur. J’aurai ma cagoule de chaudronnier fétiche, ma caisse à outils et je donnerai mon maximum. J’ai la chance que mon coach soit un juré national : il m’apporte des conseils sur le déroulement de la compétition, sur les critères de notation, sur les pièces, les matières, les machines utilisées.

Je vise cette médaille d’or qui m’a échappé de peu lors des précédentes finales nationales, à Bordeaux. Dès le début, il me faudra prendre un maximum de points d’avance sur mes concurrents. Je pense connaître la recette du succès, à moi de l’appliquer.

Pour en savoir plus

Chaudronnerie : quelles formations, quels débouchés, quels salaires ? Réponses ici.

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