À Bordeaux, déjà, ils faisaient des étincelles aux finales nationales des Olympiades des métiers. Ils se retrouvent aujourd’hui pour l’étape supérieure, « leurs » championnats d’Europe. Après plusieurs semaines d’entraînements, des stages de préparation physique et mentale, Antoine Saint et Gilles Granger sont fin prêts pour les EuroSkills (du 25 au 28 septembre 2018, à Budapest).

Deux profils différents, la même ambition

Antoine et Gilles rêvent de porter haut – voire très haut – les couleurs de la France, et des Hauts-de-France. L’un essaiera de faire aussi bien qu’à Bordeaux : lors de sa finale « Couverture métallique », Antoine était devenu le premier apprenti à remporter le Graal. Jusqu’alors, seuls les jeunes compagnons du devoir avaient remporté la médaille d’or dans la discipline. « J’avais ressenti une énorme fierté à l’époque, car j’avais accompli quelque chose d’inédit, confie le couvreur, aujourd’hui employé en Suisse. Participer aux EuroSkills, c’est encore plus grand, c’est une responsabilité énorme. Nous porterons tous le maillot de l’équipe de France. C’est un honneur. »

L’autre représentant des Hauts-de-France, Gilles, est un habitué de la compétition. « Ça fait quatre ans que j’ai été happé par les Olympiades. J’ai d’abord été champion régional, avant de décrocher la médaille de bronze au concours national. Lors de ma deuxième participation, je suis devenu vice-champion de France de webdesign. Me voilà aux EuroSkills, avec l’envie de gagner le seul métal qui manque à ma collection. »

Les Olympiades, tremplin pour une carrière professionnelle

Pendant les trois jours de compétition, les meilleurs jeunes venus de tout le continent donneront le meilleur à Budapest. Des dizaines de milliers de visiteurs sont attendus, des médias du monde entier, aussi. « La pression fait partie du jeu. Il faut savoir composer avec, s’en nourrir et avancer. Plus les heures passent, plus le stress augmente. Il faut être prêt à ne rien lâcher, jusqu’à la dernière minute. Comme en entreprise, face à un client exigeant« , explique Gilles, qui devra enchaîner les séances de code informatique et de design online. « Les Olympiades, c’est un révélateur, abonde Antoine. Pendant le concours se détachent les meilleurs des meilleurs. Voilà pourquoi on s’entraîne tous comme des forcenés, toute l’année, pour être prêts au moment de la compétition : nous avons tous à cœur de mettre en avant notre savoir-faire, ce que nous avons appris au fil des années. Et tout donner pour ne rien regretter.  »

Et la suite ? « Après trois ans d’alternance, j’aimerais ouvrir ma propre entreprise« , avance Gilles. « J’ai été repéré par une entreprise suisse. J’y travaille depuis un an, maintenant. Cette expérience me permet d’acquérir de nouvelles techniques avant de me mettre – pourquoi pas d’ici quelques années ? – à mon propre compte« , glisse Antoine.

Avant cela, place aux EuroSkills. Bonne chance, les champions !

En pratique

EuroSkills
Du 25 au 28 septembre 2018, à Budapest (Hongrie)