Chaque année, 6 000 à 7 000 nouveaux cas de sida sont recensés dont 12 % chez les personnes de moins de 25 ans. L’association Solidarité Sida mène chaque année l’opération « Les après-midis du zapping » auprès des lycéens de France. Une manière ludique de sensibiliser les jeunes aux enjeux liés au sida et à la sexualité.

À Liévin, le 5 avril la salle de cinéma numéro 3 affichait complet. Les jeunes du lycée Auguste Béhal de Lens n’assistent pas à une projection comme les autres cet après-midi-là. Et pour cause, ils sont ici pour participer à l’une des 15 après-midis du zapping organisée sur tout le territoire des Hauts-de-France. Armel Gascquerre, conseillère régionale, présente pour l’occasion, souligne l’implication de la Région aux côtés de l’association Solidarité Sida. 60 000 euros ont été attribués à l’association pour mener à bien les actions de prévention.

Aborder la sexualité autrement

Au programme de l’après-midi : extraits de télévision, quizz, dialogue interactif et jeux-débats. Les activités proposées permettent d’aborder la sexualité de façon décomplexée. « La prévention doit être mise en scène pour être efficace », explique Jasmine Marty, l’un des deux animateurs présents lors de l’intervention. L’objectif est de faire réfléchir mais surtout de capter l’attention des lycéens. Pour cela, rien n’a été laissé au hasard. Vidéos du célèbre Youtuber Norman, mashup sur l’importance du préservatif, publicité Durex…Tout est fait pour susciter l’intérêt des jeunes. Des rires fusent dans la salle, les jeunes sont séduits.

Lever les barrières d’un tabou

Pourtant, l’action préventive est loin d’être terminée. « Les jeunes ont beaucoup de connaissances sur le sujet mais quelques idées reçues persistent encore. Notre rôle est d’éclaircir leurs notions et de faire bouger les lignes », précise Karl Ludwig Francisco, acteur et bénévole de l’association. Non, le sida ne se transmet pas par la salive et encore moins par une piqûre de moustique, comme le pensent encore certains lycéens. Même si le sujet n’est pas facile à aborder, les langues commencent à se délier grâce au ton léger adopté par les animateurs. Ces bénévoles encouragent vivement les jeunes à se faire dépister car aujourd’hui, en France, sur 150 000 personnes qui ont le sida, 30 000 ne le savent pas encore.

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