Marie Parmentier est partie trois mois au Brésil dans le cadre d’un service civique international. Elle nous raconte son aventure.

Marie Parmentier
22 ans
Habite à Cambrai (59)
Titulaire d’un DUT technico-commercial et d’une licence en management à l’IUT de Valenciennes (59)

  

Pourquoi avez-vous décidé de partir en service volontaire à l’international ?

Je voulais partir à l’étranger et après l’obtention de ma licence, avec la Mission locale du Cambrésis, j’ai choisi de postuler pour un service civique à l’international sur une mission environnement au Brésil. Ce projet m’intéressait. Mon père cultive des légumes bio et j’aime bien l’aider.

Comment s’est organisé le départ ?

J’ai passé un entretien et j’ai obtenu ma mission. Après trois mois en France (préparation au départ, connaissances administratives), j’ai passé trois mois (de février à avril 2018) au Brésil dans l’Institut fédéral, à Januaria, dans le nord de l’État du Minas Gerais.

En quoi consistait cette mission ?

Je travaillais avec des agriculteurs locaux qui cultivent des bananes, des ananas et des haricots rouges et pratiquent l’agroforesterie. C’est une méthode agricole qui permet de favoriser le développement naturel des cultures en diversifiant les semis sur une même parcelle. J’ai aussi travaillé dans une maison de retraite à la création de petits jardinets et on a organisé un événement autour de la sécurité alimentaire et de la façon de s’alimenter en France et au Brésil. Et tout ça, en portugais !

Vous arriviez à vous faire comprendre ?

Avant de partir, j’ai suivi un mois de cours de portugais sur Babbel. Et après, j’ai appris sur place. Mais il ne faut pas avoir peur, tout le monde peut y arriver !

Comment viviez-vous sur place ?

En tant que volontaire, je touchais une indemnité de 620 euros par mois, versée par la mission locale et la Région Hauts-de-France, pour me loger, me nourrir et pour les dépenses annexes.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

Le contraste entre la France et le Brésil. C’est un mode de vie complètement différent. Plus ouvert, moins stressant. Ce que je retiens avant tout, c’est la générosité des personnes que j’ai rencontrées. Le volontariat, ce n’est pas des vacances ! On a un projet à bâtir et on est en totale immersion pendant trois mois. Depuis que je suis rentrée, j’ai changé, dans  mon rapport à l’argent par exemple.

Comment voyez-vous l’avenir ?

Pour l’instant, je travaille dans une chèvrerie mais je veux repartir ! Je me suis déjà positionnée sur d’autres missions à l’étranger : le service volontaire européen, France volontaires et Erasmus +. J’aimerais plutôt partir dans un pays anglo-saxon pour perfectionner mon anglais, comme l’Irlande ou le Canada.

Pourquoi conseilleriez-vous à d’autres jeunes de partir en service civique ?

Cela permet de se poser les bonnes questions, c’est ouvert à tous et c’est une expérience de vie inoubliable !

Vous aussi, trouvez votre mission !

Le Service civique s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans, jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap. Il permet de s’engager sans condition de diplôme dans une mission d’intérêt général au sein d’une association, d’un établissement public, d’une collectivité… En France ou à l’étranger et dans neuf domaines d’action :

  • solidarité
  • environnement
  • sport
  • culture
  • éducation
  • santé
  • intervention d’urgence
  • mémoire et citoyenneté
  • aide humanitaire

Plus d’infos sur www.service-civique.gouv.fr/jeunes-volontaires

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