Gilles Granger
23 ans
Habite à Amiens (80)
Sa formation : Master « Métiers du Numérique » en alternance, à Amiens (80)
Son métier : Webdesigner
Son point fort : « Je participe aux Olympiades depuis 4 ans donc la pression, je commence à connaître. »
Son ambition pour les EuroSkills :  » Un podium, ce serait vraiment, vraiment bien. »

Pourquoi j’ai choisi… le webdesign

Disons qu’après le lycée, j’étais un peu perdu. J’aimais bien l’informatique, comprendre le code, comment créer l’architecture d’un site Internet. Donc j’ai commencé par une formation à l’Université de Picardie Jules Verne. Et j’ai appris par hasard qu’étaient organisés les Olympiades des métiers, une compétition réservée aux jeunes professionnels âgés de moins de 23 ans. J’ai décidé de m’inscrire, pour voir mon niveau par rapport aux autres concurrents.

Avec le recul, après quatre ans passés à participer aux Olympiades, après deux sélections en finales nationales, je peux le dire : ce concours m’a permis de me révéler.

Ma formation

Je termine mon Master en alternance. Les périodes en entreprise sont terminées, mais elles m’ont énormément apporté. Pendant trois ans, j’ai travaillé au sein d’une agence web à Amiens, ewill.

Je conseille à tous les jeunes de faire le choix de l’alternance : apprendre à l’université et appliquer les enseignements en entreprise, c’est la meilleure des formules. J’ai été, pendant de longs mois, confronté aux demandes des clients, aux attentes de mon supérieur hiérarchique, aux délais de réalisation. Avoir déjà un pied dans une entreprise, c’est bénéfique. Et ça m’a beaucoup aidé à progresser pour les Olympiades.

Ma participation aux Olympiades des Métiers

On peut dire maintenant que je suis un habitué, déjà un ancien… J’ai commencé l’aventure à 18 ans, que j’étais encore tout jeune dans le métier. En finale des 43es Olympiades des Métiers, en 2015, je suis devenu champion régional. J’ai alors été complètement happé par la compétition, l’enjeu, l’opportunité de briller et de me dépasser dans mon métier. Je suis revenu de Strasbourg avec la médaille de bronze autour du cou. Même mon coach n’en revenait pas !

Lors des 44es Olympiades des Métiers, j’avais mal commencé la compétition : je me suis littéralement planté lors des sélections régionales. Par un heureux concours de circonstance, j’ai quand même pu aller aux finales nationales en 2017, à Bordeaux. Et là, je suis devenu vice-champion de France.

Et maintenant, je vais représenter la France aux EuroSkills. Que de chemin parcouru !

Ma préparation

Si vous voulez réussir, il n’y a pas de secrets : il faut s’entraîner. Encore, encore et encore. Alors, pour ces EuroSkills, je m’entraîne sans relâche. J’ai mis en pause mon Master 2, quitte à devoir repasser des épreuves l’année prochaine, car je ne veux pas me faire piéger lors des finales, qui sont très exigeantes. Pendant trois jours, il faut concevoir le design d’un site, développer un site du côté des serveurs, avant de développer une interface ergonomique sur WordPress. C’est très court pour tout réaliser !

Mes entraînements me permettent d’être plus rapide, plus efficace. Récemment, j’ai participé – en tant qu’invité – aux finales nationales des Olympiades des Métiers en Finlande. J’ai fini à la première place. J’espère que c’est un bon signe.

Mon ambition pour les EuroSkills

Un podium, ce serait vraiment, vraiment bien. Les EuroSkills, c’est un niveau au-dessus. Il faut être à 100%, sans commettre d’erreur d’inattention. Lors des dernières sélections régionales, je n’avais pas bien saisi une partie du sujet et j’avais réduit ma note finale d’un tiers ! Comptez sur moi pour ne pas faire l’erreur deux fois.

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