Cloé Lemaréchal
19 ans
Habite à Tourcoing (59)
Sa formation : BTS métiers de la mode au lycée Sévigné de Tourcoing (59)
Son futur métier : modéliste
Ses points forts : « Je suis toujours très motivée. Je me suis fixé des objectifs et je ferai tout pour les atteindre ! »
Ses points faibles : « Je ne peux rien vous dire, je ne veux pas donner d’indices à mes concurrents ! »
Ses ambitions pour les olympiades : « Je ferai tout pour aller le plus loin possible ! Le plus beau, ce serait de faire un podium. »

Pourquoi avez-vous choisi le monde de la mode ?

C’est tout bête. Un jour, je suis rentrée dans une mercerie avec ma mère et en ressortant, je lui ai dit : je sais ce que je veux faire plus tard. Je veux être dans la mode et fabriquer des vêtements. Partir d’un bout de tissu et arriver à faire de l’art avec, c’est fantastique !

En quoi consiste votre formation ?

Après mon bac pro métiers de la mode effectué en Normandie, ma région d’origine,  j’ai souhaité continuer ma formation en BTS. J’ai fait des demandes pour Paris, Lyon et Tourcoing et j’ai choisi le lycée Sévigné à Tourcoing car les Hauts-de-France, c’est la région du textile ! J’y suis depuis septembre 2017 et je ne regrette pas mon choix ! En BTS, on apprend les bases du métier : la conception du vêtement, réaliser un patron… On est tous essentiellement des modélistes, c’est-à-dire que nous devons traduire le dessin du styliste pour le mettre en forme. On a aussi des cours de dessin car c’est important d’avoir quelques notions et des cours de tissuthèque. On étudie des échantillons de tissus pour voir leurs différentes particularités.

Quel sera votre futur métier ?

Après mon BTS, j’aimerais devenir modéliste dans une entreprise. Cette année, j’ai effectué mon stage à La Redoute et ça s’est super bien passé ! Depuis des années, je pratique l’athlétisme. J’aimerais bien allier ma passion avec la mode. Par exemple, en athlétisme, les coureurs ont besoin de tenues adaptées à leur gabarit et qui mettent en valeur les sponsors. La mode est un domaine très large et il n’y a pas que la haute-couture pour faire des choses exceptionnelles ou magnifiques.

Pourquoi avez-vous décidé de participer aux Olympiades des métiers ?

Je ne connaissais pas avant d’arriver à Tourcoing. C’est mon professeur de mode qui nous a proposé d’y participer. J’ai pris du temps pour me décider. Entre l’athlétisme et les cours, mon emploi du temps est bien chargé. Et puis je me suis dit : on teste, on verra bien ce que je vaux aux sélections régionales. Et là, je finis troisième et je me qualifie pour les finales nationales en tant que candidate Abilympics.

Quelles sont vos ambitions pour les finales nationales à Caen ?

Je pars avec un autre candidat, Gaël Hunault. Avec Gaël, on s’est rencontrés aux Olympiades, on vient tous les deux de Normandie et on s’entend bien. Du coup, on s’entraîne ensemble. On n’est pas concurrents pour l’instant ! Mon objectif, c’est d’aller le plus loin possible. Le plus beau serait de faire un podium. En plus, Caen, c’est ma ville !

Pourquoi concourrez-vous en tant que candidate Abilympics ?

Je suis dyslexique. C’est un handicap qui ne se voit pas forcément dans la vie de tous les jours mais dès qu’on me demande d’écrire, c’est compliqué. Au sein du monde de l’entreprise, ce n’est pas forcément bien connu. En participant aux Olympiades en tant que candidat Abylimpics, je souhaite changer le regard. Quand on souffre d’un handicap, dans le milieu scolaire ou en entreprise, c’est une charge de travail en plus. Mais si on a envie d’y arriver, on peut le faire.

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