Antoine Saint
23 ans
Habite à Genève (Suisse)
Sa formation : Brevet professionnel « Couvreur » au BTP CFA de la Somme (Amiens)
Son métier : Couvreur
Son point fort : « Je me prépare depuis des mois pour être à 100%. »
Son ambition pour les EuroSkills : « On n’a qu’une chance : je vais la saisir pour essayer d’atteindre le sommet. »

Pourquoi j’ai choisi… la couverture

C’est un choix qui s’est précisé après ma scolarité, quand je suis rentré au CFA, à Amiens. J’ai toujours étonné par la finesse des artisans, les savoir-faire dont ils se servent pour réaliser de véritables chefs-d’œuvre, à la fois de finesse, de maîtrise et de patience. J’ai toujours voulu les imiter, apprendre les bons gestes, utiliser les meilleurs techniques.

Couvreur est un métier qui demande une précision assez extrême : un mauvais coup de maillet, un pliage mal réalisé ou un serrage approximatif, et on peut friser la catastrophe. On n’a pas le droit à l’erreur. Et comme je ne suis jamais pleinement satisfait, ça m’oblige à me dépasser, à toujours repousser mes limites.

Ma formation

J’ai décroché, en 2017, un brevet professionnel « Couvreur ». C’est le plus haut diplôme auquel je pouvais prétendre dans ma spécialité : il récompense des mois d’effort à apprendre, à intervenir sur des chantiers, à me remettre en question.

Aujourd’hui, je suis couvreur-zingueur en Suisse, à Genève. De l’autre côté des Alpes, mon métier est appelé « ferblantier ». Cela fait un an que je suis embauché dans une entreprise, qui m’a repéré grâce aux concours. Depuis le jour de mon embauche, je travaille sur le même chantier ! Je réalise la couverture d’un bâtiment collectif, entièrement couvert de cuivre. C’est un métal qui « marque » vite et qui demande d’être à la fois délicat et précis.

Ma participation aux Olympiades des Métiers

J’ai découvert le concours complètement par hasard, au CFA, en lisant un flyer avec mon formateur, Luigi Beaude. On a décidé, tous les deux, d’essayer ensemble l’aventure. Quatre ans plus tard, il est toujours mon coach ! Il me conseille à distance, on se retrouve quand je viens m’entraîner à Amiens. C’est une personne vraiment importante dans mon parcours. Et il sera avec moi à Budapest, lors de ma finale, avec ma famille, ma copine, mes anciens formateurs…

Ça fait plaisir de se sentir soutenu. Ça met un peu de pression, aussi : je suis celui qui va représenter la France aux EuroSkills, je n’ai pas envie de décevoir.

Ma préparation

Je préfère garder secret mon programme de préparation, les différents sujets sur lesquels je me suis préparé. Ce que je peux vous dire, c’est que je serai prêt. Je me suis imposé un rythme « de malade », en complément de mon travail au quotidien, pour ne pas « sécher » pendant le concours. Le jour de la finale, j’aurais déjà eu connaissance de 70% du sujet. Les 30% restants, je les découvrirai le jour J. Et pour faire face aux imprévus, il n’y a pas de mystère : il faut s’entraîner !

Au cours des derniers mois, j’ai aussi vécu des semaines préparation physique et mentale avec l’équipe de France des métiers, en compagnie de Gilles. Il y a un vrai esprit de groupe, on a tous envie d’exceller.

Mon ambition pour les EuroSkills

Pendant ma préparation, j’ai pu m’exercer, pendant deux semaines, avec le meilleur spécialiste que je connais : Youni Le Coutour. Lui a tout gagné : les sélections dans sa région, les finales nationales des Olympiades des Métiers, les EuroSkills. C’est un modèle, j’espère pouvoir l’égaler.

On n’a qu’une chance : je vais la saisir pour essayer d’atteindre le sommet.

Pour en savoir plus

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